Un silence ouaté enveloppait la maison, à peine troublé par le froissement des rideaux. Fergus passa les mains sur son visage et demeura un moment immobile, le regard perdu vers la fenêtre. L’enquête avançait, oui, mais elle atteignait désormais les limites du raisonnement. Tout ce qu’il avait vu, compris, déduit, le conduisait à une impasse de chair et d’os. Pour poursuivre, il lui faudrait pénétrer un lieu protégé, surveillé, probablement gardé par des rites et des entités. Le domaine de la Croix-Haute ne se franchirait pas comme une simple porte. Il le sentait avec une certitude de plus en plus nette.
La solution ne pouvait pas être frontale. Elle ne serait ni matérielle ni brutale. Ce qu’il affrontait ne relevait plus du monde ordinaire. Alors une présence s’imposa en lui, dense et stable, comme une architecture intérieure qui reprenait forme dans le silence.
Athénor.
La pensée ne vint pas comme une phrase ordinaire. Elle se déploya lentement, avec cette manière qu’avait l’égrégore de ne jamais forcer, mais de faire naître l’évidence.
— Tu ne dois pas te contenter de tes exercices avec Boy.
Fergus ferma les yeux.
— L’âme du magicien ne doit pas s’attacher à une seule enveloppe. Le chat t’a ouvert une porte. Mais d’autres attendent encore.
Il comprit aussitôt. L’expérience avec Boy n’avait été qu’un seuil, une initiation douce à la dissociation, un entraînement. Mais franchir d’autres portes… comment ? Le silence s’étira quelques instants. Puis la présence d’Athénor revint, plus précise encore.
— Cherche la chouette.
Fergus rouvrit les yeux.
— La chouette ?
— Tu l’entends depuis des nuits. Elle veille dans le grand chêne, à la lisière du jardin. Elle t’observe. Elle t’attend.
Le souvenir du hululement grave lui revint aussitôt. Cette présence immobile dans les branches, invisible mais insistante, traversait la nuit d’Archignac comme une respiration ancienne. Athénor se tut. Fergus s’approcha de la fenêtre. Le grand chêne se dressait dans la pénombre, massif et vivant, comme une colonne sombre enracinée dans la terre. Une stratégie nouvelle prenait forme dans son esprit. Ce château ne s’approcherait pas par les chemins des hommes. Il comprit alors que son corps ne serait peut-être pas l’outil principal de cette exploration. Ses jambes tremblaient légèrement, mais une excitation neuve bourdonnait en lui.
La chouette.
Oui.
Il l’avait aperçue plusieurs fois au crépuscule : une hulotte au masque pâle, figée dans le feuillage, presque minérale.
— Deviens plume et silence, poursuivit Athénor. Vois ce qu’aucun regard humain ne peut voir.
Fergus inspira profondément. Ce ne serait pas un simple exercice, mais un passage. Il consacrerait les heures à venir à la prise de contact. Comme avec Boy… mais plus loin encore. Il ne s’agirait plus seulement d’effleurer une conscience animale, mais de s’y glisser, d’en épouser les perceptions, jusqu’à ne plus faire qu’un avec elle… La hulotte ne l’attendrait pas indéfiniment.
Quelques heures plus tard, le crépuscule gagnait Archignac. Une brise tiède venue des collines glissait entre les branches du grand chêne au fond du jardin. Assis en tailleur près du cantou, les paumes ouvertes sur les genoux, Fergus respirait lentement. Boy restait tapi à ses côtés, immobile, gardien silencieux. Dans la pièce obscure, la seule lumière venait d’une bougie noire posée sur l’autel. Fergus murmura :
— Je suis un souffle.
Je suis un point.
Je suis un regard sans nom.
Il ferma les yeux et abaissa sa respiration jusqu’au seuil du silence. La première tentative fut un échec. À peine sa conscience flottait-elle qu’un vertige brutal le ramena à son corps. Son cœur battait trop vite. Ses pensées restaient trop humaines. Athénor se fit entendre de nouveau, sans impatience.
— N’essaie pas de fuir ton corps. Invite plutôt l’autre en toi. Que la hulotte te montre comment elle respire, comment elle sent. Ne cherche pas à voir : sens comme elle.
Alors Fergus changea de méthode. Depuis la fenêtre entrouverte, il aperçut l’oiseau sur la branche la plus basse du grand chêne, presque fondu dans l’écorce.
Je ne veux pas te dominer, pensa-t-il. Je veux simplement voir par ton regard.
Peu à peu, quelque chose bascula. Sa respiration se cala sur un rythme nouveau. Il percevait des choses minuscules : des pulsations dans l’herbe, des mouvements furtifs dans la haie, des frémissements invisibles dans la nuit. Son cœur ralentit.
Une vision brève, fulgurante, traversa sa conscience : il volait entre les branches. Puis tout cessa.
Mais il venait de franchir une nouvelle étape. Il avait réussi à transférer sa conscience vers un autre animal que Boy.
Il passa le reste de la soirée à travailler sa baguette et à projeter les éléments à travers elle. Pourtant, entre deux exercices, son esprit revenait toujours à la même obsession : élaborer un plan pour explorer le domaine de la Croix-Haute et, au-delà, les ruines de Commarque qui bordaient ses terres. Pour espérer s’en approcher sans être vu, il lui faudrait perfectionner le passage en hulotte.
Le lendemain, il se sentit prêt pour une nouvelle tentative.
Il avait minutieusement préparé la séance. La pièce baignait dans une pénombre calme. Il étendit sur le sol un drap noir et s’y allongea lentement. Boy resta près de lui. Le chat posa une patte sur sa manche, puis lui lécha doucement la main, comme pour accompagner l’expérience. Fergus laissa son corps se détendre, muscle après muscle. Son souffle devint plus profond, plus régulier. Lorsqu’il sentit son esprit parfaitement calme, il récita la formule qu’il avait découverte dans le Liber Via Animæ, cet ouvrage ancien attribué à un mage naturaliste qui affirmait que l’homme pouvait entrer en relation avec toute créature vivante à condition d’abandonner le langage humain et de retrouver la simplicité des instincts.
Sa voix s’éleva doucement dans l’obscurité :
— Strix noctis, aperi viam.
Les mots semblèrent se dissoudre dans le silence de la maison. Dehors, dans le grand chêne du jardin, la hulotte répondit par un hululement grave. Fergus sentit alors quelque chose frémir au bord de sa conscience, comme si une porte invisible venait très lentement de s’entrouvrir.
Au début, il n’y eut rien. Seulement le noir, et le battement lent de son cœur, comme un tambour très lointain. Puis quelque chose commença à se former dans ce vide intérieur : un souffle, un frisson presque imperceptible dans l’air, un silence encore plus dense que le silence lui-même. Fergus attendait. Il savait qu’il ne devait pas appeler la chouette avec sa volonté humaine. S’il le faisait, le lien se briserait aussitôt. Il devait au contraire ouvrir l’espace intérieur, créer en lui un lieu d’accueil, un creux invisible, un nid silencieux où une autre conscience pourrait venir se poser sans crainte.
Les minutes passèrent ainsi, étirées, presque immobiles.
Il ne pensa plus à rien. Pas même à Boy. Son esprit se posa sur quelques images tranquilles : l’arbre au fond du jardin, l’écorce rugueuse du grand chêne, la lune suspendue au-dessus des collines d’Archignac.
Et alors, très doucement, il la sentit.
La présence apparut d’abord à la lisière de son champ mental, comme une ombre qui hésite encore à entrer dans la lumière. Ce fut d’abord un éclat d’ambre, fugitif, puis un clignement dans l’obscurité. Deux yeux immenses, globuleux, ouverts dans la nuit. La hulotte ne parlait pas. Elle n’émettait aucun signe. Elle était simplement là, silencieuse et vigilante.
Fergus ralentit encore sa respiration. Il se laissa descendre plus profondément en lui-même, là où les sensations n’ont plus vraiment de nom. Avec une prudence presque instinctive, il tendit vers elle un fil invisible fait d’écoute, de respect et de silence.
Et la hulotte l’accepta.
Le contact fut soudain. Un vertige le traversa, comme s’il chutait à travers un puits rempli de plumes. Puis une chaleur sourde l’enveloppa, non pas une chaleur humaine, mais une densité tiède et régulière, une présence stable qui pulsait doucement. Il percevait désormais deux cœurs. Le sien, quelque part dans la pièce obscure. Et un autre, plus petit, plus rapide, qui battait dans la nuit, là-haut dans le grand chêne. Peu à peu, les deux rythmes se rapprochèrent, jusqu’à s’accorder.
Alors les sens de la hulotte affluèrent en lui.
Une palette nouvelle se déploya : des sons minuscules, des odeurs de mousse et d’humus, des frémissements presque imperceptibles dans les herbes. Des vies nocturnes circulaient sous les feuillages avec une discrétion parfaite. Et surtout, il y avait la vision. Elle n’était ni nette comme celle d’un homme, ni semblable à celle de Boy. Elle fonctionnait autrement, plus sensible au contraste, au mouvement, à la profondeur. Chaque nuance de gris devenait une information, chaque variation de lumière révélait une forme. Fergus sentit alors sa conscience glisser, comme portée par un courant calme. Il ne pensait plus. Il s’était fondu dans l’esprit de la hulotte.
Le sol était très loin désormais.
Il se tenait sur une branche du grand chêne, les serres solidement ancrées dans l’écorce. Son corps d’homme reposait en bas, immobile dans la pièce obscure. Mais l’oiseau, lui, était pleinement éveillé. Pendant un bref instant, la hulotte cligna lentement des yeux, immobile dans le feuillage. Puis, sans le moindre bruit, elle se laissa tomber de la branche.
Le monde s’ouvrit.
Les ailes se déployèrent et l’air glissa contre les plumes avec une douceur presque liquide. Le vol ne pesait rien ; il ressemblait davantage à une glissade silencieuse dans la nuit. Vu d’en haut, le jardin de Circé s’étendait comme un autel abandonné : le potager, les bouquets de menthe sauvage, les carrés de plantes magiques, la glycine accrochée au mur de la grange. Une lueur pâle s’échappait des fenêtres de la maison, dessinant des taches claires sur la terre sombre.
La hulotte pivota lentement vers la droite.
Le jardin de Christian apparut. Une lampe éclairait l’intérieur de la maison. L’homme était penché sur son journal, absorbé par sa lecture. Sur le rebord de la fenêtre, son chat noir s’étira longuement avant de lever la tête. Les deux regards se croisèrent. Celui de la hulotte, rond et immobile. Celui du félin, étroit et brillant. Il n’y eut ni menace ni hostilité. Seulement une reconnaissance silencieuse, comme si deux créatures de la nuit se saluaient brièvement avant de reprendre leur chemin.
La hulotte reprit de l’altitude.
Le toit de la maison disparut sous elle. Les ruelles d’Archignac se révélèrent peu à peu, serpentant entre les vieilles bâtisses de pierre comme des veines anciennes. Elle passa au-dessus de l’église. Le clocher se dressait, massif et muet, construit de blocs pâles qui reflétaient la lune. Un filet de brume rampait lentement le long de la place Saint-Étienne. L’oiseau descendit en rase-mottes, frôla la croix de fer forgé qui dominait le parvis, puis remonta brusquement dans l’air plus froid.
À cet instant, quelque chose vibra.
Une sensation étrange, venue de la nef. Une vibration… ou peut-être un souvenir inscrit dans la pierre.
La hulotte tourna encore une fois autour du clocher, puis s’éloigna vers le sud, glissant au-dessus des haies qui bordaient la route déserte. Elle passa devant Le Roustigou, où les pierres semblaient plus anciennes encore, comme des os affleurant sous la peau de la terre. Puis apparut le cimetière.
Fergus sentit sa conscience frissonner.
Les tombes couvertes de mousse, les ifs noueux et l’air plus froid qui stagnait entre les stèles donnaient au lieu une densité particulière, comme si la nuit s’y déposait plus lourdement qu’ailleurs. Quelque chose veillait. Rien d’hostile, mais une attention silencieuse. Près d’un caveau ancien, à demi dissimulé sous l’ombre des ifs, une petite lumière tremblait dans l’obscurité. La hulotte ralentit soudain son vol. Ses ailes cessèrent presque de battre et elle demeura suspendue un instant dans l’air immobile, comme retenue par quelque chose qu’elle seule percevait. Fergus ne distinguait pas clairement les inscriptions de la pierre, mais une impression le traversa, sourde et inexplicable, comme si ce lieu appartenait à une mémoire plus ancienne que la sienne. Un instant, il crut apercevoir une silhouette immobile près du caveau, comme quelqu’un qui veille auprès des morts. Puis l’image se dissipa aussitôt, avalée par l’ombre des arbres.
La hulotte ne s’attarda pas. Elle déploya ses ailes dans un battement presque imperceptible et reprit sa route vers le hameau.
Alors tout s’effaça.
Dans la pièce obscure, le corps de Fergus tressaillit légèrement. Pendant quelques instants encore, les sensations du vol demeurèrent en lui : l’odeur des ifs, la fraîcheur de l’air nocturne, la mémoire légère du vent sous les ailes. Puis la fatigue l’emporta. Son esprit se replia doucement dans le sommeil.
Le réveil fut plus tardif, presque lourd.
Une lumière grise filtrait à travers les volets. Boy miaulait doucement, les pattes posées sur son torse. Fergus ouvrit les yeux. Il était en sueur, mais bien là, vivant. Et… illuminé.
Les sensations du vol restaient présentes en lui avec une netteté troublante. Il connaissait désormais les courants d’air d’Archignac, les passages étroits entre les ruelles, l’odeur humide des ifs du cimetière. Il avait été la hulotte. Il savait maintenant comment l’air glissait au-dessus des pierres du village. Il ne lui restait plus qu’à apprendre à s’y maintenir.
Puis un détail lui revint. La lumière. La faible lueur aperçue près d’une tombe, au moment où l’oiseau survolait le cimetière.
Fergus resta un instant immobile, les yeux ouverts vers le plafond.
— Le cimetière… murmura-t-il.
Boy, assis sur le lit, le fixait avec son regard bleu profond.
Fergus se leva brusquement. Il passa un pantalon, enfila une veste légère et sortit dans l’air encore frais du matin, sans même songer au café ni au petit déjeuner. L’image du cimetière s’était imposée à lui dès le réveil, avec une telle force qu’il lui était impossible de rester davantage dans la maison.
Il prit aussitôt la petite route qui menait vers Saint-Geniès. La chaussée montait doucement entre les murets de pierre et les haies encore humides de rosée. Le silence de la campagne enveloppait les maisons éparses du hameau. Quelques merles fouillaient la terre sombre au bord des jardins. Arrivé à hauteur du Roustigou, les vieilles pierres prenaient déjà la lumière pâle du matin. Au-delà, la route s’inclinait légèrement et redescendait vers les prés. Le cimetière apparaissait un peu plus loin, sur la gauche, derrière un muret de calcaire couvert de mousse.
Le portail de fer grinça légèrement lorsqu’il le poussa.
Le lieu était silencieux, presque immobile. Les vieux ifs étendaient leurs branches sombres au-dessus des allées de gravier. Fergus marcha lentement. Il ne savait pas exactement ce qu’il cherchait. Seulement cette sensation étrange qui lui était revenue au réveil, comme une mémoire nocturne encore incomplète. Il passa devant plusieurs stèles anciennes, certaines mangées de mousse, d’autres récemment fleuries. Puis, au fond, près du mur de pierre, il aperçut une petite construction.
Un caveau.
Une chapelle funéraire de calcaire blond, simple et solide, dont la porte de fer portait un blason à peine lisible. Trois lys. Fergus s’approcha. Sur la pierre gravée au-dessus de la porte, il lut :
Famille Mauprey
Son cœur ralentit. Il posa la main sur la poignée de fer. La porte résista un instant, puis céda avec un léger grincement. L’intérieur du caveau était frais, presque froid. La lumière du matin entrait à peine par une petite ouverture haute. L’air sentait la pierre et la terre ancienne. Plusieurs plaques funéraires étaient fixées au mur. Fergus les parcourut du regard. Puis il s’arrêta.
Balthazar Mauprey
Et soudain il ressentit exactement la même sensation que durant le vol nocturne : cette présence calme, attentive, qui semblait l’observer sans hostilité. Le silence s’épaissit. Fergus ne bougea plus. Puis la voix vint.
Pas un son. Pas un écho. Une pensée qui n’était pas la sienne, lente, grave, ancienne.
— Te voilà enfin.
Fergus ferma les yeux. Il n’avait pas peur. Il savait.
— Grand-père… murmura-t-il.
La présence demeura un instant, comme une chaleur tranquille dans l’air immobile. Puis la voix revint, plus douce encore :
— Le sang n’a pas été perdu.
Un frisson parcourut l’échine de Fergus.
— La maison veille… poursuivit la voix. Et toi maintenant.
Un long silence suivit. Puis, avant de disparaître, la présence ajouta :
— Ce qui dort sous la pierre ne doit pas être livré.
Les mots restèrent suspendus dans l’esprit de Fergus. Une image fugitive traversa sa mémoire : la nef silencieuse de l’église d’Archignac, la pierre pâle du gisant étendu dans la pénombre. Mais la vision se dissipa aussitôt, comme un souvenir qu’on ne parvient pas encore à saisir.
Et tout s’effaça.
Le caveau redevint simplement un caveau.
Fergus rouvrit les yeux. La lumière du matin filtrait toujours par l’ouverture étroite. Il resta encore un moment immobile, puis inclina légèrement la tête devant la plaque de pierre. Lorsqu’il sortit du caveau, l’air frais du matin lui sembla étrangement limpide. Le cimetière était toujours silencieux. Les branches sombres des ifs ne bougeaient presque pas. Il referma doucement la porte de fer, traversa l’allée de gravier et franchit le portail sans se retourner.
La route qui remontait vers la maison lui parut plus courte qu’à l’aller. Il marchait lentement, encore habité par les paroles de Balthazar.
Le sang n’a pas été perdu.
La phrase résonnait en lui comme un écho venu de très loin. Lorsqu’il arriva devant la maison de Circé, Boy était déjà installé sur le rebord de la fenêtre, immobile, les yeux plissés dans la lumière du matin. Le chat ne l’avait pas quitté du regard. Manifestement, lui non plus n’avait pas encore déjeuné : l’heure des croquettes approchait et l’attente commençait à se faire sentir.
Fergus leva les yeux vers le grand chêne du jardin. Quelque part dans ses branches, la hulotte dormait peut-être encore, roulée dans son silence nocturne. Il resta un moment là, à respirer l’air du jour. Puis il entra.
Dans la pièce tranquille, les images de la nuit et celles du caveau se mêlaient encore dans son esprit : le vol au-dessus des toits, la lumière près des tombes, la voix grave de Balthazar.
Fergus inspira profondément.
— Prochaine étape… murmura-t-il.
Commarque.
Et tout ce qui, autour, porte le nom respectable de Croix-Haute.
XVIII : L’héritage vivant